Voyager écolo, c’est possible ?

Alors je vous vois déjà venir vous foutre de moi avec mon van qui a mon âge et qui consomme plus de diesel que le Qatar ne peut en fournir.
Je sais, j’ai merdé. Personne n’est parfait.
Et j’aimerais commencer cet article par ça : c’est pas grave si vous faites des erreurs. L’important, c’est de faire quelque chose, car sinon on court tou.te.s ensemble vers le mur. Et parce que les personnes qui vous reprochent de mal faire sont souvent celles qui font le moins.
Je ne pense pas qu’il y ait un moyen de voyager en zéro déchet et zéro pollution. Il n’y a pas d’impact 0 ou un mode de vie pur dans la société mondialisée dans laquelle on vit, et surtout dans le secteur du tourisme qui est extrêmement polluant. Mais je pense qu’il y a toujours moyen d’améliorer de faire moins de mal à la planète. Voici donc quelques conseils pour protéger l’environnement lorsque vous voyagez.

Le transport :

– Dés que vous le pouvez, évitez l’avion. Quand on sait que 60% des vols internationaux sont des vols de tourisme, et qu’un vol pour traverser l’Atlantique produira plus de gaz carbonique que vous ne le ferez en un an, on se dit que les trains et les bus vaillent le coup.
– Si vous voyagez en van, ne conduisez pas comme un.e idiot.e. Ca paraît bête, mais respecter les limitations de vitesse (et de son véhicule, dans le cas de la vieille Frida), ça économise du carburant, et donc ça fait du bien à la planète et à votre budget.
– Si vous pouvez l’aborder, achetez un van plus récent, qui utilise de l’essence et non du diesel. Il sera beaucoup moins polluant qu’un vieux tacot comme Frida.
– Marchez ou prenez le bus quand vous êtes en ville. Mais attention, parfois prendre un taxi est gage de sécurité : je me souviens qu’au Costa Rica, mon amie à San José m’avait interdit de prendre les transports en commun la nuit.
– Voyagez en vélo. Oui, il y en a qui le font, et ça demande de la force et des cuisses. Mais je pense qu’il y a quelque chose de très gratifiant à parcourir des milliers de kilomètres à la force de ses jambes.

La salle de bain :

– Faites vos produits vous-mêmes ou achetez des produits solides. Ils durent souvent plus longtemps que leur homologues liquides, et ils ne risquent pas de couler partout. Ma recette de dentifrice : deux cuillères à soupe d’huile de coco, deux gélules de charbon végétal, 15 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée et de tea tree. Si vous aimez le tout-en-un, le savon de Marseille sert à laver les cheveux, les dents et même la vaisselle ! Je vous mets également le lien de Framboise sur Simonae pour commencer une salle de bain zéro-déchet.
– A moins que vous ayez une prescription, sachez que les produits naturopathiques comme les huiles essentielles, qui viennent souvent dans des emballages recyclacles, font une très bonne trousse à pharmacie. Dans ma trousse à pharmacie, j’utilise le tea tree comme désinfectant -c’est aussi un très bon anti-boutons/mycoses de toutes sortes, la lavande aspic contre les brûlures, comme anti-insecte et anti-piqûres, l’eucalyptus contre la toux, la menthe poivrée contre les maux de tête, de ventre et la gueule de bois, le niaouli contre les rhumes, la gautléhrie couchée contre les douleurs musculaires, et la sauge sclarée contre les douleurs de règles.
– Si vous menstruez, utilisez des protections réutilisables comme les tampons, serviettes et éponges lavables, les culottes de règles, ou la cup. La cup est chère, donc si vous n’avez pas les moyens je vous conseille les éponges lavables, ou les tampons réutilisables, les serviettes réutilisables, etc.

Manger :

– N’oubliez pas vos gros sacs de course avant de partir. Vous pouvez également acheter des sacs à légumes et à graine en toile et réutilisables dans tous les magasins bios. En Italie, vous êtes obligé.e d’utiliser des gants en plastique jetables pour choisir vos légumes. Si vous passez par là, pensez à ramener une paire de gants en similicuir ou équivalent pour ne pas vous faire gronder.
– Consommez des produits locaux. Bière, légumes, spécialités.. Cela limitera l’empreinte carbone de votre nourriture, et vous aurez la chance d’essayer les spécialités du lieu que vous visitez !
– Si vous êtes en van, vous pouvez ramener votre propre vaisselle et la protéger des secousses en l’enroulant dans des torchons. Vous pouvez aussi penser à ramener des tupperwares pour ne pas avoir à acheter de la nourriture en boîte et pouvoir ramener la vôtre.
– Prenez une gourde au lieu d’acheter des bouteilles d’eau.
– Afin de maximiser la proportion prix/pollution/nombre de repas dans le van, j’achète des produits secs en grande quantité. Je prends du thé en vrac au lieu des sachets. Je vous conseille aussi, si vous ne connaissez pas, de vous mettre au seitan : vous achetez un kilo de gluten qui vous durera des semaines, et vous pouvez le cuisiner de mille façons différentes. C’est plein de protéines, très nourrissant, et délicieux.
– Si vous êtes en van, installez un système de tri sélectif avant de partir. Sinon, vous vous retrouvez avec des cartons de lait et de jus partout sur le sol, et vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenu.

Dehors :

– C’est une règle toute bête que la mère de Joseph m’a appris récemment, mais chaque fois que je vais à la plage, je ramasse trois déchets que je vais jeter dans une poubelle adaptée -si il y a. On sauve les poissons et on se donne bonne conscience en même temps.
– Lorsque vous êtes en randonnée, ne sortez pas des sentiers battus, vous pourriez écraser des espèces protégées. De la même manière, n’essayez pas de toucher les animaux sauvages. Ils ne sont pas faits pour ça.
– Si vous décider de faire l’expérience d’un voyage en groupe, choisissez-en un d’une taille réduite. Il vous sera plus facile de rencontrer les personnes qui voyagent avec vous, et la pollution générée par vos activités sera moindre.

J’espère que tous ces conseils vous auront inspiré et permis de repenser votre façon de voyager. N’hésitez pas à rajouter vos astuces en commentaire !